Le -1, 71, boulevard Richard Lenoir, 75011 Paris
www.moinsun.com

Invitation Mapping the studio, again


Une proposition de la KGM


Les quatre résidents du -1 ont invité la KGM, un collectif de commissaires composé de Anna Klossowski, Louise Grislain et Charlotte Morel, à concevoir la première exposition du lieu. Mapping the studio, again prend acte des spécificités et de l’importance de l'atelier dans le discours sur l’art, qu'il soit critique ou fasciné par un espace semblant contenir dans ses murs les secrets de la création. Les commissaires ont convié trois artistes à présenter leurs travaux aux côtés de ceux des occupants. L’accrochage qui les rassemble témoigne de la conviction que la compréhension des œuvres passe par une observation attentive de leurs procédés d’élaboration.

Galerie Jeanroch Dard, 13, rue des Arquebusiers, 75003 Paris
www.jeanrochdard.com

Invitation Vertigo

Explorant les phénomènes liés aux troubles de la perception - qu'il s’agisse d’éblouissement, de cinétisme, de disparition ou d’anamorphose, Vertigo présente les oeuvres de six jeunes artistes. Si certaines filiations esthétiques et conceptuelles s'articulent naturellement entres ces pièces, il n'en reste pas moins que chacune d'elle est empreinte de références propres à leurs auteurs.

Olivier Sévère et Eric Tabuchi développent une poésie sérielle et mathématique. Renato Leotta et Justin Morin puisent dans l'histoire de l'art et manipulent son langage. Olivier Kosta-Théfaine met en place une critique sociétale quand Samuel François Marie surréalisme et minimalisme. Mais plus qu'une déclinaison d'oeuvres autour d'un même thème, Vertigo fait le pari d'un accrochage audacieux en créant un déséquilibre dans l'espace d'exposition. Seule, comme un trou noir, la peinture en angle de Tabuchi agit comme un aimant. A l'opposé, la seconde pièce de la galerie aligne les cadres, les plaçant toutes au même niveau, sans donner de repère au regard. Ainsi, Vertigo cultive la mise en abîme pour mieux prolonger l’étourdissement.

Cité de la céramique, 2, place de la Manufacture, 92310 Sèvres
www.circuits-ceramiques.fr

Invitation Circuits céramiques

Rigaerstr. 69, 10247 Berlin

Invitation Thriller


L'été arrive… Comme une extension de l’exposition 169A2 présentée à l'automne 2009 pendant la Fiac, une nouvelle exposition sera présentée pendant la 6e biennale de Berlin. Thriller se tiendra le samedi 12 juin 2010, deux jours après le « grand déballage » de la biennale. Pour l'occasion, chaque artiste a apporté une pièce emballée qui sera présentée parmi d’autres travaux empaquetées avec une installation de sons et lumières. En mettant l’accent sur les travaux de chacun encore emballés, l'’idée est de regarder en face l'état où toutes les pièces se trouvent : entre deux expositions où elles sont dévoilées, le travail continue, derrière le rideau. Nous voulons mettre sur le devant de la scène le travail qui reste dans l'ombre.

Avec : Saâdane Afif, Guillaume Alimoussa, assume vivid astro focus, Guillaume Airiaud, Guillaume Aubry, Julieta Aranda, Fayçal Baghriche, Christophe Berhault, Mladen Bizumic, Gaëlle Boucand, Rada Boukova, Julien Bouillon, Jean-Baptiste Bouvet, Karin Brunnermeier, Sophie Bueno-Boutellier, Valentin Caron, Zabo Chabiland, Matthieu Clainchard, Natalie Czech, Tjorg Douglas Beer, Sophie Erlund, Kenza Echouafni, Felisa Funes, Latifa Echkhach, Didier Fitan & Arnaud-Pierre Fourtané, Jean-Pascal Flavien, Agathe Fleury, Aurelien Gillier, Florence Giroud, Raphaël Grisey, Matthew Hale, Gregor Hildebrant, Wiley Hoard, Anna Hughes, Daniel Jackson, Ludovic Jecker, Renaud Jerez, Tony Just, Ariel Kenig, Marcus Knupp, Toshihiro Kubota, Alicja Kwade, Bertrand Lamarche, Seulgi Lee, Thomas Lélu, Marie Maillard, Zora Mann, Bernhard Martin, Nicolas Milhé, Xavier Mazzarol, Ryan McLaughlin, Suzanne Meyer, Roman Moriceau, Nicolas Moulin et Marie Reinert, Mody Mudar Al Khufash, Alex Müller, Daphné Navarre, Marit Neeb, Anne Neukamp, Jean-luc Nivaggioni, Celeste Olalquiaga, Emilie Pitoiset, Nathan Peter, Emilie Pischedda, Hannu Prinz, Johannes Paul Raether, Emmanuelle Rapin, Tony Regazzoni, Renaud Regnery, Lili Reynaud-Dewar, Santiago Reyes, Anri Sala, Yorgos Sapountzis, Rob Schleicher, Louis-Philippe Scoufaras, Aras Sehatkar, Olivier Sévère, Valentin Souquet, Eric Stephany, Veit Stratmann, Gaston Tolila, Valentina Traïanova, Niels Trannois, La ville Rayée, Philip Wiegard, Francisca Würz, Shingo Yoshida

Galerie Nobilis, Paris
http://syndromedekiruna.canalblog.com

Invitation Le Syndrome de Kiruna


« À l'été 2009, je proposai à quelques personnes de réfléchir autour d'un texte.
Sans autre préambule, sans contexte, je leur adressai une invitation à réagir à un court extrait.
La nature désincarnée et opaque du support devait être l'anti-cadre de leur réflexion.
La lecture, les relectures devaient, dans mon esprit, offrir à chacun la possibilité de réagir.
Issus d'origines diverses, professionnels ou amateurs, compétents, conscients, ou les deux, ils ont accepté la mise en situation.
Pour la plupart empreints de pratiques personnelles indépendantes des idées véhiculées par le texte, il incombait à chacun des auteurs d'opérer le retour sur soi qui devait donner sens à sa proposition.
Qu'évoque pour chacun un tel avertissement délocalisé, déraciné mais temporellement palpable ?
Ces dix visions ont pour logique commune d'avoir été les réactions à une même pensée.
En composant un cadavre exquis autour de cette proposition, il s'agit de penser collectivement une bribe de souvenir, de le sonder, de sentir la mémoire comme la base d'une euristique de la pensée humaine.
En écho aux motivations de connaissances qui irriguaient la proposition, nous vous offrons maintenant d'agir, de naître avec le monde et donc de s'interroger.
La conscience justifie cette confrontation au théâtre de notre existence, que l'on soit spectateur, acteur, personnage ou personne.
« L'art » n'est alors que ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être, un moyen d'expérimenter la vie.
Le Syndrome de Kiruna n'est pas une exposition d'art, d'architecture, de géographie ou de design.
C'est une incursion dans la difficile mise en perspective de nos existences à l'échelle du monde.
Un moyen.
C'est, comme devrait l'être toute création, la simple matière à une remise en question de l'organisation de nos vies.
Le Syndrome de Kiruna est un rappel à ne jamais cesser de contester ce qui semble être. »
Augustin David, avril 2010