Rigaerstr. 69, 10247 Berlin

Invitation Thriller


L'été arrive… Comme une extension de l’exposition 169A2 présentée à l'automne 2009 pendant la Fiac, une nouvelle exposition sera présentée pendant la 6e biennale de Berlin. Thriller se tiendra le samedi 12 juin 2010, deux jours après le « grand déballage » de la biennale. Pour l'occasion, chaque artiste a apporté une pièce emballée qui sera présentée parmi d’autres travaux empaquetées avec une installation de sons et lumières. En mettant l’accent sur les travaux de chacun encore emballés, l'’idée est de regarder en face l'état où toutes les pièces se trouvent : entre deux expositions où elles sont dévoilées, le travail continue, derrière le rideau. Nous voulons mettre sur le devant de la scène le travail qui reste dans l'ombre.

Avec : Saâdane Afif, Guillaume Alimoussa, assume vivid astro focus, Guillaume Airiaud, Guillaume Aubry, Julieta Aranda, Fayçal Baghriche, Christophe Berhault, Mladen Bizumic, Gaëlle Boucand, Rada Boukova, Julien Bouillon, Jean-Baptiste Bouvet, Karin Brunnermeier, Sophie Bueno-Boutellier, Valentin Caron, Zabo Chabiland, Matthieu Clainchard, Natalie Czech, Tjorg Douglas Beer, Sophie Erlund, Kenza Echouafni, Felisa Funes, Latifa Echkhach, Didier Fitan & Arnaud-Pierre Fourtané, Jean-Pascal Flavien, Agathe Fleury, Aurelien Gillier, Florence Giroud, Raphaël Grisey, Matthew Hale, Gregor Hildebrant, Wiley Hoard, Anna Hughes, Daniel Jackson, Ludovic Jecker, Renaud Jerez, Tony Just, Ariel Kenig, Marcus Knupp, Toshihiro Kubota, Alicja Kwade, Bertrand Lamarche, Seulgi Lee, Thomas Lélu, Marie Maillard, Zora Mann, Bernhard Martin, Nicolas Milhé, Xavier Mazzarol, Ryan McLaughlin, Suzanne Meyer, Roman Moriceau, Nicolas Moulin et Marie Reinert, Mody Mudar Al Khufash, Alex Müller, Daphné Navarre, Marit Neeb, Anne Neukamp, Jean-luc Nivaggioni, Celeste Olalquiaga, Emilie Pitoiset, Nathan Peter, Emilie Pischedda, Hannu Prinz, Johannes Paul Raether, Emmanuelle Rapin, Tony Regazzoni, Renaud Regnery, Lili Reynaud-Dewar, Santiago Reyes, Anri Sala, Yorgos Sapountzis, Rob Schleicher, Louis-Philippe Scoufaras, Aras Sehatkar, Olivier Sévère, Valentin Souquet, Eric Stephany, Veit Stratmann, Gaston Tolila, Valentina Traïanova, Niels Trannois, La ville Rayée, Philip Wiegard, Francisca Würz, Shingo Yoshida

Galerie Nobilis, Paris
http://syndromedekiruna.canalblog.com

Invitation Le Syndrome de Kiruna


« À l'été 2009, je proposai à quelques personnes de réfléchir autour d'un texte.
Sans autre préambule, sans contexte, je leur adressai une invitation à réagir à un court extrait.
La nature désincarnée et opaque du support devait être l'anti-cadre de leur réflexion.
La lecture, les relectures devaient, dans mon esprit, offrir à chacun la possibilité de réagir.
Issus d'origines diverses, professionnels ou amateurs, compétents, conscients, ou les deux, ils ont accepté la mise en situation.
Pour la plupart empreints de pratiques personnelles indépendantes des idées véhiculées par le texte, il incombait à chacun des auteurs d'opérer le retour sur soi qui devait donner sens à sa proposition.
Qu'évoque pour chacun un tel avertissement délocalisé, déraciné mais temporellement palpable ?
Ces dix visions ont pour logique commune d'avoir été les réactions à une même pensée.
En composant un cadavre exquis autour de cette proposition, il s'agit de penser collectivement une bribe de souvenir, de le sonder, de sentir la mémoire comme la base d'une euristique de la pensée humaine.
En écho aux motivations de connaissances qui irriguaient la proposition, nous vous offrons maintenant d'agir, de naître avec le monde et donc de s'interroger.
La conscience justifie cette confrontation au théâtre de notre existence, que l'on soit spectateur, acteur, personnage ou personne.
« L'art » n'est alors que ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être, un moyen d'expérimenter la vie.
Le Syndrome de Kiruna n'est pas une exposition d'art, d'architecture, de géographie ou de design.
C'est une incursion dans la difficile mise en perspective de nos existences à l'échelle du monde.
Un moyen.
C'est, comme devrait l'être toute création, la simple matière à une remise en question de l'organisation de nos vies.
Le Syndrome de Kiruna est un rappel à ne jamais cesser de contester ce qui semble être. »
Augustin David, avril 2010

Institut Français, Kurfürsterdamm 211, 10719 Berlin
www.institut-francais.fr

Invitation Ins Blickfeld Gerückt

Happyfew, Korsörer Strasse, Ecke Ystader Strasse, D-10437 Berlin
www.happyfew.de

Invitation De la dispersion


Le titre, sous lequel Olivier Sévère a choisi de réunir ses oeuvres pour son exposition à Happyfew, joue sur une polysémie. Au sens propre, la dispersion est l'action de répandre, de jeter ça et là ; au sens figuré, elle désigne un manque de concentration, un éparpillement. En physique, la dispersion est le phénomène affectant une onde (comme la lumière, le son ou les vagues) dans un milieu dispersif, c'est-à-dire dans lequel les différentes fréquences d'une onde ne se propagent pas à la même vitesse. Quant à l'article partitif « de la », il s'emploie devant un nom désignant une réalité indénombrable ou une chose abstraite.

En théorie, le concept de réalité indénombrable diverge des questionnements propres à la sculpture : les formes, les matériaux, la présentation. C'est pourtant sous le signe de cet écart que plusieurs oeuvres sont aujourd'hui réunies.

Des coussins en marbre, un jeu de bowling en verre soufflé, un étrange amortisseur en porcelaine ou une copie non-conforme en bronze d'un emballage de polystyrène : autant d’œuvres, à la fois ancrées dans le réel et sur le fil de la fiction, provenant de différentes périodes de travail et d'ores et déjà présentées dans plusieurs expositions, qui sont ici exposées ou plutôt disséminées sur un même support, une plateforme qui rend leur dispersion tangible. Autour d’elles, un ensemble d'oeuvres graphiques inédites vient compléter visuellement et sémantiquement la notion de dispersion au cœur de cette exposition.